Depuis Marrakech, l’ex-président pilote son parti sans coordonnateur, avec un collège de fidèles qui « ne le gêneront en rien », selon un ancien ministre. Une architecture qui préserve l’hypothèse d’un retour du fondateur
Un parti sans coordonnateur, un chef qui commande depuis Marrakech et un avocat dont la promotion aurait fait trop d’ombre. `À l’Alliance pour la République (APR), le choix de ne nommer personne en dit long sur la méfiance qui entoure la succession interne. Mawunyo Hermann Boko, de Jeune Afrique, détaille dans un article du 29 octobre 2026 les raisons de ce renoncement.
Me El Hadj Omar Youm, ancien ministre des Forces armées, était le candidat envisagé par Macky Sall pour animer la mobilisation des militants. Avocat de Mansour Faye et de Farba Ngom, il s’est exposé face au pouvoir actuel quand d’autres cadres se faisaient discrets.
C’est précisément ce profil qui a inquiété. Une partie du parti redoutait qu’un coordonnateur ne devienne un rival aux visées présidentielles. « Des gens ont dissuadé Macky Sall de le faire au risque de voir le parti se disloquer », explique un proche du dirigeant. Omar Youm évoque des « rumeurs », mais plaide pour « une meilleure coordination » en l’absence du chef.
Macky Sall a donc tranché pour le statu quo : aucune nomination, et un lien direct avec son état-major. Pendant sa campagne onusienne, un collège de fidèles, parmi lesquels Sidiki Kaba et Augustin Tine, a tenu la maison. Un ancien ministre les décrit comme des responsables « qui ne le gêneront en rien ».
Des responsabilités ciblées ont néanmoins été distribuées, notamment à Pape Malick Ndour et à Antoine Mbengue.
Cette architecture préserve une seule hypothèse : celle d’un retour du fondateur. Plusieurs cadres plaident pour une candidature en 2029, quand Omar Youm affirme que « rien ne l’interdit ».
